Une caractéristique de la démocratie : le suffrage universel.

Premières HGGSP

Thème 1 : Comprendre un régime politique : la démocratie.

Jeudi 10 septembre

Introduction : qu’est-ce qu’une démocratie ? Où en est la démocratie dans le monde aujourd’hui ?

Qu'est-ce que la démocratie ?

❑ La démocratie, étymologiquement, signifie un régime politique où le pouvoir appartient au peuple, le peuple est souverain.

Cf. la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, article 3 :

« Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. »

« Je suis en République et pour roi j’ai moi-même. (…) Nous votons ajourd’hui, nous voterons demain. » (Victor Hugo 1802-1885). Pour Hugo, le droit de vote est essentiel. [Le suffrage universel, devenu vraiment universel avec le droit de vote pour les femmes, en France à la Libération].

❑ On distingue deux types de démocraties : directe, et indirecte ou représentative. Aujourd’hui, la démocratie représentative est de loin la plus répandue. D’où les élections et la question de la représentativité. Idéalement, la relation entre le citoyen et ses élus est faite de confiance. Voter pour quelqu’un, c’est lui faire confiance. Cette confiance n’est pas toujours réalisée. Le citoyen vote parfois par rejet d’une personnalité plus que par adhésion.

Lundi 14 septembre

❑ Rappel de la définition : la démocratie (δημοκρατία) : le peuple (demos) exerce le pouvoir (kratos), directement ou non. ⇔ la démocratie est un régime politique où le pouvoir vient du peuple, autrement dit où la légitimité vient d’élections libres par les citoyens. Le peuple est «souverain».

❑ Exemple de crise politique (au sens de crise de confiance en régime démocratique) : celle de l’Allemagne où la victoire du parti d’extrême droite AfD fragilise le gvt de coalition (chrétiens-démocrates et socialistes) du chancelier Merz. Remarque : la participation a été élevée (73%). On ne peut donc pas dire que les citoyens se désintéressent de la vie politique.

Peut-on distinguer les démocraties des dictatures par leurs constitutions ?

La démocratie dans le monde en 2018. © Hachette.

❑ la démocratie n’est pas répandue ds le monde entier : on a un certain nombre de dictatures, ou des « démocraties » autoritaires, « illibérales », où l’État de droit n’est pas respecté, même s’il y a des élections, souvent faussées ou truquées.

❑ Ex : la Russie. Le régime est officiellement démocratique, dit respecter l’État de droit. En fait, ce n’est pas le cas : il tue ses opposants, même par assassinat, y compris à l’étranger (la journaliste Anna Politovskaïa en Russie, le transfuge Litvinenko à Londres, par empoisonnement au polonium ; l’opposant Alexei Navalny en Russie).
Le régime de Poutine pratique donc l’arbitraire ; les élections ne sont pas libres : il y a en particulier une élimination des candidatures dangreuses pour Poutine.

❑ La Chine se définit comme une « dictature démocratique », ce qui ressemble à un oxymore. La logique est que le parti communiste représente le peuple. Si on l’admet, la Chine populaire est bien démocratique. Les pays communistes, pendant la Guerre froide, avaient la même justification. La Chine, à l’évidence, n’est pas un État de droit.

Démocratie ou non ? Extraits des constitutions de plusieurs pays.

Jeudi 17 septembre

❑ Un point de vue chinois, celui de l’entrepreneur Eric Li, qui a vécu en Chine et aux E-U. Il fait l’éloge du modèle chinois et du parti communiste, ce qui est surprenant de la part d’un capitaliste. Pour lui, le PC chinois (PCC) est justifié par son succès. Il met en parallèle la compétence du PCC et la crise des démocraties occidentales (Europe et E-U). La confiance d’une majorité de Chinois est acquise au PCC, ce qui est un signe de légitimité. Inversement, il observe que les citoyens des démocraties élisent des dirigeants qu’ils regrettent bientôt d’avoir élus. Eric Li n’a pas raison. Mais cet exemple montre que la démocratie ne fait pas l’unanimité ds le monde. Critique : il omet complètement les défauts du système chinois : corruption, violation des droits de l’homme, absence d’État de droit.